Au Pays des Humains Une Croisière sur l'Orénoque

Comment j'ai profité des installations d'un navire de luxe pour approcher les méandres du fleuve Orénoque au Vénézuela, les plages enchanteresses des Iles Grenadines, la beauté de la mangrove à Tobago, et partir à la découverte d'Humains...

Au Commencement étaient les filles

Publié dans Bêtisier


- Bonsoir les filles !

- Bonsoir JES !

- J’ai une mission pour vous les filles.

 

L’un de mes plus proches amis dirige une Compagnie de croisière de luxe. Depuis peu, des jeunes gens participent également à ces croisières. Je vous demande de vous faire passer pour des employées de cette compagnie venant en vacances sur le Levant et de découvrir qui sont ces jeunes gens et pourquoi ils viennent.

 

Voici vos identités secrètes : Carole, tu seras Carole, assistante marketing.

 

Valérie, tu seras Valérie, comptable. Et Cécile… tu seras Cécile, intervenante extérieur.

 

Un détail : Cécile et Carole vous partagerez une cabine et Valérie, tu partageras la tienne avec Bosley qui se fera passer pour ton père.

 

 

Carole, tu seras une jeune femme qui se méfie de la pathologique propension de sa nature à l’excessivité et préfère fermer sa bouche. Mais tu ouvriras les yeux ! Tu seras mariée. Tu pourras ainsi t’esquiver pour m’envoyer des messages sous couvert de donner de tes nouvelles à ton mari. Donc, pas question de draguer !

 

- Oh……JES !!!!

 

Valérie, tu es jeune et blonde, personne ne se méfiera de toi. Reste nature. Ce sera une couverture parfaite.

 

Cécile, tu fais de l’informatique, tu seras donc l’intellectuelle du groupe et la photographe.

 

Bonne chance les filles !

 

- Merci JES !

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Publié à 23:06, le 29 juin 2009, Marseille
Mots clefs : Carole PieroniValérie JaubertCécile Damecour

Jour 1 - Martinique: Accepter les bonnes choses

Publié dans 2 Martinique


L’intérieur de l’élégant navire était un rêve bleu. Bercées dès l’abord entre Klein et Baudelaire, Valérie, Cécile et moi-même riions déjà de plaisir en découvrant nos cabines. Indispensable, un miroir courait sur un mur entier! En face, nos lits et deux grandes armoires s’apprêtaient à recevoir nos corps fatigués et nos robes du soir frétillantes de bientôt se montrer. Une salle de bain attendait, juxtaposée à une télévision que nous nous apprêtions à bouder . Un large hublot nous permettait d’admirer à loisir la vue sur Fort-de-France, mais la vue la plus belle était sans hésitation celle du sourire de Cécile qui reflétait la contraction sans fin de mes zygomatiques ébahis !

Il me sembla que dans cet écrin raffiné, mes pensées et mes gestes même allaient devoir être recherchés !

PUTENTRAILLES ! J’allais devoir me surveiller !

 

Après avoir fait notre devoir en rebondissant sur nos matelas, Cécile et Io sommes parties à l’aventure sur ce navire qui pour 7 jours nous appartenait, récupérant au passage Valérie, ravie des échantillons miniatures de produits l’Occitane laissés à disposition dans sa salle de bain.

 

Sur le pont du Levant fendant la nuit et les eaux Martiniquaises, Valérie interrogeait Cécile :

« - Qu’est-ce que tu fais ?

- Je filme

- Quoi ?

- Le silence…

- Ah ! Donc il ne faut pas que je parle ?

- Ben, non ça serait mieux !

- Bon, ben c’est trop tard !

- Ben oui, c’est trop tard ! 

- En même temps, ça fera des souvenirs…

- Ben oui ! »

 

Et ce fut avec quelques souvenirs dans notre besace que nous rejoignîmes le Grand Salon où Virginie nous attendait pour une présentation de la croisière et de nos intervenants.

Mais dans quelques minutes à peine, aurait lieu l’exercice d’abandon, obligatoire sur tout navire, et regrettable pour mon image…

 

 

       





 


Enfin, vint le temps du dîner. Il était minuit passé, heure Marseillaise, et je n’allais pas tarder à me transformer en légume.

La table était splendide, dressée avec recherche, et la fébrilité des convives laissait espérer que les couverts ne tarderaient pas à servir !

Nous faisions connaissance avec nos compagnons d’aventure, Valérie, Christian et Cécile agitaient les lèvres de manière fort civile, mon cœur emporté par le tangage rejoignait les miennes, mes paupières se fermaient indécemment, les mets se faisaient flous, le vin me narguait de sa lumière grenat, soudain mes fesses se levaient et ma bouche prononçait ces mots impérissables : « Euh… Là faut qu’j’y aille !... Désolée ! »

Je dansais jusqu’à ma cabine où je tombais sur mon lit au hasard d’une vague friponne.

Ma tenue de nuit s’empara toute seule de mon corps et je me glissais entre les draps pour ma première nuit sur un navire de luxe.

 

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Publié à 23:00, le 26 juin 2009, Fort-de-France
Mots clefs : Yves kleinBaudelairele LevantCarole PieroniValérie JaubertCécile Damecour

Jour 2 - Man of War Bay -Tobago : Respirer, goûter et vivre

Publié dans 3 Tobago


Je roulais sous ma langue la fève de cacao que Laurent venait de m’offrir. J’en décollais lentement la pulpe acidulée et m’attardais sur la peau lisse et brune du dessous. A mes côtés, Cécile et Valérie faisaient de même. Nous venions de pénétrer le parc des Chutes d’Argyle, ancienne plantation de cacao reconvertie en parc national.

            

Ici se terminait la route qui nous avait amenés depuis Charlotteville, déroulant son ruban de bitume le long de villages et d’administrations en bois, et qui s’ornerait sur le retour  de groupes joyeux et colorés d’écoliers en uniforme.

Après un déjeuner de rêve sur le pont ensoleillé du Restaurant panoramique du Levant, nos jambes freluquettes prenaient plaisir à s’ébrouer sur le sol de la République de Tobago.

Déposés sur les sommets de l’île par la magie motrice d’un véhicule autochtone, Valérie, Cécile, votre conteuse et quelques vingt autres bipèdes curieux, glissions sur le chemin des Chutes, rendu boueux par les pluies récentes et bienfaitrices.

Une végétation généreuse respirait autour de nous, abritant en son sein  courageuses fourmis et Mot Mot virevoltants.

Posant sur une branche non loin d’une mangeoire, une boule de plumes colorées se laissait mitrailler par un essaim d’admirateurs numériquement équipés.

Non loin de là, deux jeunes caïmans à lunettes se moquaient dans leur mare (= se marraient) !

Plantes épiphytes et cabosses égarées surveillaient notre progression.

Les bords du chemin, ravinés par les pluies, laissaient apparaître les racines des plantes  et le plaisir que nous ressentions.

Baguenaudant entre nos sémillants naturalistes et leurs packs d’admirateurs, j’allais mon chemin vers le murmure des eaux.

Une ornière affamée essaya bien de garder en elle mon soulier, mais ma farouche volonté eut bientôt raison des dangers de cette forêt apprivoisée.

Enfin, le chemin de terre se fit roche. Je levais les yeux vers les gradins de la cascade promise.

Son bassin généreusement remplit nous empêchait d’aller plus loin. Valérie et Cécile passèrent de mains en mains afin de le traverser et de nous ramener bruits et saveurs, pendant que je décidais de rester sur la berge première en compagnie d’une garde de ce parc luxuriant qui avait confectionné des rouleaux de cacao et les vendaient.

Le chemin du retour fut… comment dire… délicieux...

(à suivre…)

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Publié à 23:00, le 24 juin 2009, Charlotteville
Mots clefs : Carole PieroniValérie JaubertCécile Damecourcacao

Jour 2 - Man of War Bay -Tobago : Luxe, Calme et...

Publié dans 9 Vie à bord

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« Noirs dans la neige et dans la brume,

 

Au grand soupirail qui s’allume,

 

Leurs culs en rond,

 

A genoux, cinq petits,-misère !-

 

Regardent le boulanger faire

 

Le lourd pain blond »

 

Collée au mur interne de la piscine je me sentais, comme les enfants du poème d'Arthur Rimbaud. En dehors.

Décalage...

Entourée de trois jolies filles je regardais Un dos tres leurs corps jeunes et sveltes Cuatro cinco seis s’agiter en rythme Siete ocho nueve au son des regards.

Capucine, animatrice aquagymnesque, nous encourageait. Valérie et Cécile dansaient. Je coulais.

Les maillots de bain parsemant nos corps attiraient les têtes des hommes accoudés au bar. Est-ce que les muscles sous notre peau avaient travaillé oui. Est-ce que nous reviendrions à l’aquagym : non. Le sauna serait notre refuge.

Piscine, salle de gym, sauna… liste de course pour navire de luxe. Difficile choix après de dures  journées à s’émerveiller !

Mais ce soir avait lieu le dîner du Commandant. Ce soir tous les passagers resteraient jusqu’à la fin du repas ce soir serait ma première soirée sous les lumières tamisées du bar ce soir…

Mais pour le moment nous dévalions les escaliers qui nous ramenaient sur le pont La Pérouse jusqu’à nos cabines d’essayages. -Trucs de filles !-

 

*******

 

Méderic nous achemina en parfait maître d’hôtel jusqu’à la table du médecin de bord, à laquelle nous avions le privilège d’être invitées. Nous ne fumes pas longues à apprécier ce pianiste de jazz Marseillais – mère patrie, de naissance ou d’adoption, pour 5 d’entre nous – médecin qui plus est !

La soirée fut douce et enjouée, le dessert… savoureux, mon coucher…précoce. Encore…

Je confiais à Cécile, Valérie et son père, la piste de danse, le séduisant jeune barman au regard appréciateur et au sourire enjôleur, l’incroyable pianiste anglais fan de Piaf et de Brel, et nos guides conférenciers en pleine forme après leur promenade digestive dans les coursives du navire.

Quant à moi, j’allais m’endormir doucement sous les vibrations silencieuses des ailes de Morphée…

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Publié à 23:00, le 22 juin 2009,
Mots clefs : le LevantCapucine MeyerCarole PieroniValérie JaubertCécile DamecourRimbaud

Jour 3 – Orénoque - Vénézuela : En route pour Curiapo

Publié dans 9 Vie à bord



 

? ? ? nous irons au bois ! ? Quatre cinq dix cueillir des sourires ?... onze huit neuf dans un bateau neuf ?? ... trente-trois... ?  Allez ! On n’aura plus de place ! Allez !!! Hurry up chicas !

  

Dans les couloirs capitonnés de mes pensées affamées je passais, virevoltante, de chants en fous rires enchantés.

    

Nos maillots de bain rikiki goûtaient sur les tapis, laissant des traces sur les yeux de ces messieurs ! Trempez la dans l’eau ?...trempez les dans l’huile ?... oh pommes de terre cuites... qu’est-ce que j’avais faim !

 

La Pasta party s’ébrouait tout son soul parmi les tablées, et chaque convive s’ébaudissait à la vue de tant de mets. Mmm !

      

Choisir... un plat, une place – non, désolée, là ce n’est pas possible c’est Valérie – euh  ben là c’est Cécile – aïe aïe aïe ! Cette place est prise, c’est pour Christian ! Désolée... – Gaétane, Lionel, venez on vous a gardé une place... - Tu veux bien me donner un bout de pain Cécily ? Merci – oui, volontiers un petit peu de rosé, oh très peu... muchas gracias. Merci. Thank you very much. Oh allez, encore un tout petit peu alors ! Un soupçon ! Une larme ! Oh oui tout va très bien. Grazie Mille... Il reste des fruits de la passion ?

 

Gavées de rires et de saveurs nous papillonnions en coeur. Vive les croisières et les festins partagés! Allez ! J’en reprendrais bien encore !

 

... Pas vous ?

   

(à suivre)

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Publié à 23:00, le 20 juin 2009, Curiapo
Mots clefs : LionelGaétaneCarole PieroniValérie JaubertCécile DamecourRires

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- 2 Martinique
- 3 Tobago
- 4 Orénoque et Légendes
- 5 Orénoque Curiapo
- 6 Orénoque Puerto Ordaz
- 7 Trinidad
- 8 Grenadines
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- Bêtisier
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