Au Pays des Humains Une Croisière sur l'Orénoque

Comment j'ai profité des installations d'un navire de luxe pour approcher les méandres du fleuve Orénoque au Vénézuela, les plages enchanteresses des Iles Grenadines, la beauté de la mangrove à Tobago, et partir à la découverte d'Humains...

Jour 5 - Venezuela - Présentation du Levant

Publié dans 9 Vie à bord


Le Levant, navire de luxe de la Compagnie du Ponant battant pavillon français, navigue depuis Novembre 1998. Sa marraine est Madame Bernadette Chirac.

D’une longueur de 100 mètres et 14 mètres de largeur, ce vaisseau possède cinq ponts, une vitesse de 12,5 nœuds et un tirant d’eau de 3,5 mètres.

2 restaurants, 2 bars, un grand salon, 1 bibliothèque, 1 ascenseur, 1 salon de coiffure, 1 sauna, 1 salle de sports, 1 piscine extérieure, 1 boutique, téléphone, e-mail et fax par satellite sont à la disposition des 90 passagers, servis par les 55 membres d’équipage.

 

Il possède également 2 osmoseurs permettant de récupérer l’eau de mer et l’eau saumâtre pour alimenter les douches et équipements sanitaires.

 

Il respecte les normes internationales maximales de sécurité et les conditions les plus strictes de recyclage des déchets.

 

Des produits de bains de marque sont à la disposition des passagères et passagers, ainsi que jeux de sociétés, livres et dvd.

 

Le  Chef et les serveurs sont aux petits soins lors des dîners gastronomiques et... des anniversaires surprises.

 

 

 

      

Et... on ne s’en lasse pas !

 



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Publié à 06:00, le 28 juin 2009, orénoque
Mots clefs : le LevantCompagnie du PonantCompagnie des iles du Ponant

Jour 2 - Man of War Bay -Tobago : Luxe, Calme et...

Publié dans 9 Vie à bord

Ecoutez la Musique associée à l'article

 


« Noirs dans la neige et dans la brume,

 

Au grand soupirail qui s’allume,

 

Leurs culs en rond,

 

A genoux, cinq petits,-misère !-

 

Regardent le boulanger faire

 

Le lourd pain blond »

 

Collée au mur interne de la piscine je me sentais, comme les enfants du poème d'Arthur Rimbaud. En dehors.

Décalage...

Entourée de trois jolies filles je regardais Un dos tres leurs corps jeunes et sveltes Cuatro cinco seis s’agiter en rythme Siete ocho nueve au son des regards.

Capucine, animatrice aquagymnesque, nous encourageait. Valérie et Cécile dansaient. Je coulais.

Les maillots de bain parsemant nos corps attiraient les têtes des hommes accoudés au bar. Est-ce que les muscles sous notre peau avaient travaillé oui. Est-ce que nous reviendrions à l’aquagym : non. Le sauna serait notre refuge.

Piscine, salle de gym, sauna… liste de course pour navire de luxe. Difficile choix après de dures  journées à s’émerveiller !

Mais ce soir avait lieu le dîner du Commandant. Ce soir tous les passagers resteraient jusqu’à la fin du repas ce soir serait ma première soirée sous les lumières tamisées du bar ce soir…

Mais pour le moment nous dévalions les escaliers qui nous ramenaient sur le pont La Pérouse jusqu’à nos cabines d’essayages. -Trucs de filles !-

 

*******

 

Méderic nous achemina en parfait maître d’hôtel jusqu’à la table du médecin de bord, à laquelle nous avions le privilège d’être invitées. Nous ne fumes pas longues à apprécier ce pianiste de jazz Marseillais – mère patrie, de naissance ou d’adoption, pour 5 d’entre nous – médecin qui plus est !

La soirée fut douce et enjouée, le dessert… savoureux, mon coucher…précoce. Encore…

Je confiais à Cécile, Valérie et son père, la piste de danse, le séduisant jeune barman au regard appréciateur et au sourire enjôleur, l’incroyable pianiste anglais fan de Piaf et de Brel, et nos guides conférenciers en pleine forme après leur promenade digestive dans les coursives du navire.

Quant à moi, j’allais m’endormir doucement sous les vibrations silencieuses des ailes de Morphée…


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Publié à 23:00, le 22 juin 2009,
Mots clefs : le LevantCapucine MeyerCarole PieroniValérie JaubertCécile DamecourRimbaud

Jour 3 – Orénoque - Vénézuela : En route pour Curiapo

Publié dans 9 Vie à bord



 

? ? ? nous irons au bois ! ? Quatre cinq dix cueillir des sourires ?... onze huit neuf dans un bateau neuf ?? ... trente-trois... ?  Allez ! On n’aura plus de place ! Allez !!! Hurry up chicas !

  

Dans les couloirs capitonnés de mes pensées affamées je passais, virevoltante, de chants en fous rires enchantés.

    

Nos maillots de bain rikiki goûtaient sur les tapis, laissant des traces sur les yeux de ces messieurs ! Trempez la dans l’eau ?...trempez les dans l’huile ?... oh pommes de terre cuites... qu’est-ce que j’avais faim !

 

La Pasta party s’ébrouait tout son soul parmi les tablées, et chaque convive s’ébaudissait à la vue de tant de mets. Mmm !

      

Choisir... un plat, une place – non, désolée, là ce n’est pas possible c’est Valérie – euh  ben là c’est Cécile – aïe aïe aïe ! Cette place est prise, c’est pour Christian ! Désolée... – Gaétane, Lionel, venez on vous a gardé une place... - Tu veux bien me donner un bout de pain Cécily ? Merci – oui, volontiers un petit peu de rosé, oh très peu... muchas gracias. Merci. Thank you very much. Oh allez, encore un tout petit peu alors ! Un soupçon ! Une larme ! Oh oui tout va très bien. Grazie Mille... Il reste des fruits de la passion ?

 

Gavées de rires et de saveurs nous papillonnions en coeur. Vive les croisières et les festins partagés! Allez ! J’en reprendrais bien encore !

 

... Pas vous ?

   

(à suivre)


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Publié à 23:00, le 20 juin 2009, Curiapo
Mots clefs : LionelGaétaneCarole PieroniValérie JaubertCécile DamecourRires

Jour 3 – Orénoque -Vénézuela : République Bolivarienne du Vénézuela - Alo Presidente

Publié dans 9 Vie à bord

Tic tac Tic tac Tic tac Tic tac Tic

       

La marche rythmée d’un réveil semblait s’élever du fleuve Orénoque.

Ni Peter Pan, ni Capitaine Crochet, le Commandant Genevaz écoutait.

Ce « bruit » était celui du changement.

    

En hommage à Simon Bolivar, le Vénézuela était tout d’abord devenu la République Bolivarienne du Vénézuela.

Puis le drapeau et les armoiries avaient été changés*, enfin l’heure.

Seul dans la région, Le Président Hugo Chavez avait décidé de reculer d’une demi-heure celle de son pays.

Le Vénézuela était donc passé à GMT - 4H30.

L’explication officielle avait été de se caler ainsi sur le lever du soleil et de permettre aux élèves de profiter d’une demi-heure de soleil en plus...

Cette modification avait été diversement accueillit.

      

Certains l’ont justifiée en faisant remarquer que le Vénézuela se trouve géographiquement entre le  point de référence du fuseau GMT -4:00 (60º de longitude ouest), qui passe à l’extrême est du pays, et du fuseau GMT -5:00 (75º de longitude ouest) qui traverse, lui, le centre de la Colombie.

Très étendu, le pays se trouve effectivement géographiquement à  GMT - 4H30, heure qui a été la sienne jusqu’en 1965.

Par ailleurs, le Vénézuela n’est pas le seul pays à se distinguer ainsi, puisque la région de Darwin et Adelaide, en Australie (GMT +9:30), la Birmanie (GMT +6:30), le Sri Lanka ainsi que Calcutta, Delhi, Mumbai, en Inde (GMT +5:30), l’Afghanistan (GMT +4:30), l’Iran (GMT +3:30) et Terre-Neuve, au Canada (GMT -3:30) et le Népal (fuseau GMT +5:45) ont également cette particularité !

        

D’autres ont fait remarquer que cela intervenait après un revers politique** et que le Président lui-même semblait s’emmêler les pinceaux en tentant d’expliquer cette mesure dans son émission de télévision « Alo Presidente».

Quoi qu’il en soit, tout le monde avait dû s’adapter, vite, économiquement et humainement, et s’en accommoder.

      

Le Levant lors d’un voyage précédent s’étant trouvé fort dépourvu en accostant à Puerto Ordaz et en constatant que les prestataires n’avaient pas la même heure que le bateau... il avait été convenu de se caler sur l’heure officielle pour cette escale mais de conserver l’heure régionale pour le service sur le navire.

Seul maître à bord, le Commandant avait pris sa décision.

Hugo Chavez aussi.

     

* Les trois bandes de couleur jaune, bleue et rouge du drapeau représentent respectivement les richesses nationales, la mer séparant le pays de l’Espagne et le sang versé par le peuple durant la guerre d’indépendance

Le drapeau du Venezuela présentait jusqu’ici 7 étoiles représentant les sept provinces signataires de l’acte d’indépendance en 1811. En 2006, une huitième étoile a été ajoutée et désigne la province de Guyana, dont Simon Bolivar avait décrété le rattachement.

Le galop du cheval blanc figurant sur l’écusson national a été tourné, non plus vers la droite, mais vers la gauche, afin de symboliser l’orientation politique du gouvernement.

Un kayac, un arc et une flèche représentant les armes des indigènes ou une machette du paysan, en hommage aux racines des descendants d’origine africaine ont également été rajoutés.

** Un peu plus tôt, Hugo Chavez avait déposé un nouveau projet de réformes constitutionnelles au parlement, afin qu'il y soit discuté. Il avait en particulier proposé d'accorder au chef de l'Etat la possibilité d'être réélu sans limitation du nombre de mandats.

Ce projet, refusé par l’opposition, a finalement été adopté le 15 février 2009 par référendum.


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Publié à 23:00, le 19 juin 2009, Vénézuéla
Mots clefs : Simon BolivarAlo Presidenteheure

Jour 3 - Venezuela- Orinoco - En compagnie des pilotes

Publié dans 9 Vie à bord


Savoir se laisser guider n’est pas donné à tout le monde.

Accorder sa confiance.

Reconnaître que l’on ne sait pas tout. Que l’on peut se tromper.

Remettre sa vie entre les mains d’un inconnu peut être une belle expérience.

Expérience imposée, ou désirée.

Sur l’Orénoque, les capitaines n’ont pas le choix.

Les bancs de sable immergés peuvent être fatals.

Les courants les déplacent et une attention extrême est requise à chaque instant.

Les navires de luxe comme le Levant sont une curiosité. Et c’est souvent non pas un ou deux pilotes qui montent à son bord, mais bien souvent une véritable délégation !

Un petit tour et puis s’en vont !

Nous laissant pour nous guider deux marins vénézueliens en la compagnie desquels nous avons eu le plaisir de dîner.

L’élève et le maître.

Profitant d’une accalmie avant de quitter le mouillage de Curiapo pour goûter aux plaisirs d’un repas " à la Française " : Savoir-vivre, plats délicieux, vins goûteux et jeunes femmes sous le charme de leurs récits, véridiques ou enjolivés…

Connaître d’autres personnes est toujours un privilège.


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Publié à 22:48, le 12 juin 2009,
Mots clefs : Carole PieroniChristian JaubertValérie JaubertCécile Damecourpilotes

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